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Nous vous proposons la relecture de cet article de Cathleen, qui nous donne quelques conseils utiles pour mieux gérer nos vacances…d’expat!

Les mois de juillet-août sont généralement consacrés par la famille expatriée au retour dans le pays d’origine afin de revoir la famille, les amis, et de reprendre contact avec ses racines.
Ces retours sont source de joie mais aussi de frustrations, énervements et tensions.
Le pays d’origine des parents, l’âge des enfants et la composition des familles auront une influence directe sur l’agencement de ces vacances.

Souvent dès l’organisation du programme, l’estomac se noue et les discussions avec le conjoint et les enfants se ravivent.
– Où va t’on établir notre camp de base ?
– Combien de temps va t’on passer chez maman, belle-maman, avec les amis ?
– Qui devons-nous aller voir ?
– Qui voulons-nous revoir ?
– Quelles sont les obligations pratiques que nous avons : rendez-vous médicaux, professionnels, achats à effectuer ?
Il est évident que, dès le départ, nous aurons à faire des choix, pour que nos vacances ne se transforment pas en cauchemar.

Quelques conseils pour vous aider à profiter pleinement de ces vacances: essayez de déterminer à l’avance les personnes avec lesquelles vous désirez passer un peu de votre précieux temps. Sachant qu’il sera impossible de revoir et satisfaire tout le monde, apprenez à dire « non » et à profiter de quelques moments plus relax, de moments pour vous-même et vous seule, comme par exemple marcher dans votre parc préféré, aller dans la boutique que vous aimez, flâner au cœur de votre ville…
L’équilibre entre ces moments pour vous et ceux consacrés aux autres, vous permettra de revenir reposée et ressourcée dans votre pays d’accueil.

Les choix et décisions à prendre pour ce retour risquent de donner lieu à des débats animés avec votre époux et la famille.
Dans chaque discussion, il sera important d’exprimer vos sentiments et émotions sous la forme du « je » plutôt que du « tu ».
Votre mari ne veut pas passer plus de deux jours dans votre famille ?
Il sera inutile de l’en persuader en le culpabilisant d’un « tu ne fais jamais d’efforts pour ma famille ». Il est conseillé de l’amener à revoir sa position ou à trouver des compromis, en lui exprimant votre point de vue sous la forme du « je me sens triste quand j’ai le sentiment que je ne peux pas passer plus de temps avec ma famille ». Evitez dans ces discussions de charger l’autre de culpabilité « c’est à cause de ton boulot, de ta mère,… »

Le choix d’une habitation risque aussi de donner lieu à des tensions. Un logement en terrain neutre (location, gardiennage,…) est parfois la meilleure des solutions, lorsqu’il existe des frictions entre ou avec les familles. Vous n’êtes alors dépendants de personne, vous êtes libres d’inviter des amis, plusieurs amis à la fois, sans sentiment de gêne ou de culpabilité. Ce choix soulage parfois aussi les familles, contentes de vous savoir indépendants plutôt que dans l’autre famille, de l’autre côté. Cette indépendance passe aussi par la location d’une voiture.

Lorsque vous revenez avec des petits enfants, ne placez pas trop haut la barre de vos exigences. Ceux-ci seront inévitablement fatigués, perturbés par ce nouvel environnement, par toutes ces personnes qu’ils ne reconnaissent pas ou à peine. Le maintien de certaines limites et habitudes de vie (heure du couché, petite histoire, alimentation , …) les aideront à garder des repères, à se sentir en confiance et à se comporter comme vous le souhaitez.

Pour mieux profiter des moments avec la famille et les amis, prenez régulièrement des moments pour vous et pour votre couple (promenade, cinéma,…)
Restez clairvoyante et n’attendez pas trop des autres. Après de grandes embrassades et une question générale du genre ; « racontes moi TOUT », votre récit risque souvent d’être vite interrompu et dévié sur l’histoire ou la coiffure de « un tel ».
C’est important à ce moment de prendre une bonne inspiration, suivi d’une bonne expiration et de sourire afin de suivre, détendue, la conversation.
Vous vivez loin, vos préoccupations sont différentes, il est malgré tout possible de partager de bons moments avec votre entourage présent.

Lors de ces retours vous devrez parfois passer du temps avec une/des personne(s) que vous n’appréciez pas ou qui vous agace(nt). Pour que ce moment se passe le mieux possible, je vous conseille de vous recentrer d’abord sur vous-même.
Ces retours ne sont pas destinés à vous fâcher avec les autres, ni à essayer de changer les autres. Il y va de l’intérêt de chacun, que cette période courte, se passe le mieux et le plus agréablement possible pour tous.

Prenez régulièrement le temps de trois bonnes respirations. L’air descend dans les poumons, le diaphragme remonte et l’abdomen se gonfle. L’air sort des poumons, le diaphragme s’abaisse et le ventre se creuse. Vous posez une main sur la cage thoracique et l’autre sur l’abdomen et accompagnez cette respiration lente et profonde. Les yeux se ferment, vous êtes en position debout ou assise. Vous prenez alors conscience du contact de vos pieds avec le sol, vous vérifiez ensuite que les muscles du front sont bien détendus, les mâchoires desserrées, la nuque relaxée. Les épaules tombent, les bras sont relaxés jusqu’au bout des doigts, la cage thoracique se soulève au gré des respirations, l’abdomen est libre, les muscles fessiers détendus , les jambes relaxes jusqu’au pieds, jusqu’au bout des orteils.
Vous laissez venir à votre conscience toutes les sensations positives qui se dégagent de votre corps. Sensation de présence, de dimension dans l’espace, de chaleur, de poids,…
Dans cet état de détente, vous pouvez vous imaginer avec la personne et visualiser la scène qui se déroule comme vous le souhaitez, en gardant des objectifs réalistes.
Lorsque vous serez avec la personne, vous pourrez plus facilement repenser à votre détente corporelle et garder une maîtrise de vous-même et un état de calme intérieur qui permet de prendre de la distance par rapport aux événements et aux discussions.
Gardez en vue qu’il n’est généralement pas possible d’agir sur les autres mais que souvent, nous avons un pouvoir d’action sur nous-même.

La façon dont nous communiquons et interprétons la communication de l’autre est essentielle. Nous prêtons souvent des intentions aux autres sans les vérifier (il/elle a dit cela pour me vexer, pour m’énerver,…), nous oublions que nous ne possédons pas toutes les informations.
Nous pensons aussi à notre discussion en terme de qui a raison ou qui a tort, plutôt que d’analyser les faits.
Nous croyons que le problème vient de l’autre qui pense que le problème vient de nous…
En développant notre curiosité, notre écoute, nous serons plus à même d’explorer le récit de l’autre et d’exprimer aussi notre opinion, nos émotions et nos conclusions sans les imposer comme la vérité.
Nous avons souvent deux versions de la même réalité, parce que nous ne voyons pas le monde d’un même œil avec les mêmes informations et la même histoire.

Bonnes vacances !

Cathleen de Kerchove
Transition consultant
Etats-Unis