Home > Afrique > Expatriation dure: un petit guide contre les insectes (et autres)
expatriation dure

Gabriella, une amie de longue date de Expatclic, a longuement vécu en Afrique, et nous donne quelques conseils très utils.

Ceux qui ont déjà eu une expérience d’expatriation dure à l’étranger savent que « expatriation dure » signifie de passer une certaine période dans un pays qui est pauvre, généralement en Afrique sub-saharienne, Asie de l’Est ou en Amérique du Sud, avec de très mauvaises conditions sanitaires et un climat qui favorise la propagation des maladies et des insectes ; qui a vécu dans un tel pays sait qu’il faut toujours être prêt au pire, ce qui ne signifie pas être pessimiste, mais seulement prêts à faire face à des urgences sanitaires, grandes ou petites, pour éviter des conséquences désagréables ; parfois il suffit de quelques petits trucs pour rendre l’expérience plus vivable, et transforment ce genre d’expatriation en une période magnifique et, surtout, nous offre les souvenirs les plus intéressants et passionnants de notre vie.

Si vous partez pour la première fois en expatriation dure, avant de partir consultez les sites Web d’information publique, tout d’abord celui de l’Institut Pasteur (https://www.pasteur.fr/), en plus de Expatclic; allez voir votre médecin, et procédez à des vaccinations et des applications prophylactiques, à la fois obligatoires (généralement fièvre jaune, typhoïde, choléra) et ceux recommandés (hépatite A, méningite, tétanos, paludisme), même s’ils semblent excessifs. Rappelez-vous que l’un des fléaux les plus graves et les plus communs à ceux qui vont dans les régions chaudes et humides est représentée par le parasite du paludisme Plasmodium, transporté et injecté à l’homme par des moustiques: la piqûre d’un moustique infecté peut transmettre la maladie, pour laquelle il n’y a pas encore de vaccin, mais seulement une prophylaxie à base de chloroquine. Le paludisme peut entraîner la mort, donc suivez les ordonnances pharmaceutiques, notamment en ce qui concerne les enfants, si vous êtes enceinte ou allaitez, ainsi que les mesures prises pour écarter le danger de piqûre: moustiquaires appliquée aux portes, fenêtres et au-dessus du lit (il existe également des modèles pour les berceaux et les lits à barreaux) ne pas sortir juste après le coucher du soleil, le pire des moments en raison de la grande quantité de moustiques, protégez vous avec un répulsif genre Autan, et si vous faites une activité physique en plein air (un jogging classique ou un match de tennis), répétez l’opération plusieurs fois ; à la maison gardez une ambiance fraiche et déshumidifiée et n’allumez pas la lumière avec des fenêtres ou des portes ouvertes; administrez régulièrement la chloroquine à vos enfants (en fonction de la dose indiquée par le médecin): on la trouve sous forme de sirop, qui pour les plus petits peut être, par exemple, mélangé avec du lait et des biscuits dans la biberon. Faites attention aux premiers symptômes, comme fièvre, sueurs et faiblesse, et courez immédiatement chez le médecin, qui dans les régions endémiques sera en mesure de diagnostiquer l’infection et intervenir rapidement.

Un autre danger pour notre santé est représenté par les vers, les parasites de l’homme qui, de diverses manières, pénètrent et se multiplient dans notre corps, attaquant les parties vitales de l’organisme. En particulier, les filarioses sont causées par des vers appelés filaires, transmises par piqûre d’insectes ; la filariose sous-cutanée est transmise par la mouche des mangues, une espèce de taon très commun dans les zones centrales africaines et dans les autres pays de la zone équatoriale. La mouche dépose les larves de la filariose sur des surfaces douces et humides, comme le linge ou la sable humide, et si elles entrent en contact avec les humains, ces larves peuvent se glisser sous la peau, grandir et pénétrer plus profondément: au point de pénétration de la larve on peut noter une éruption cutanée avec des démangeaisons, de type petit bouton blanc, et quand le petit ver se développe, il devient souvent visible, il suffit d’une petite d’intervention médicale pour l’enlever complètement et désinfecter la partie (un peu comme on fait avec les tiques … ). Informez vous sur la question, et si votre pays d’accueil est sujet à ce problème, pour éviter le doute ne faites pas sécher les vêtements à l’extérieur, mais utilisez un sèche-linge fermé et de plus, ne vous asseyez pas sur des serviettes mouillées lorsque vous êtes à la plage ou à la piscine, ne marchez pas pieds nus dans le sable mouillé, et surtout vérifiez régulièrement votre corps et celui de vos enfants, notamment sous les ongles des mains et des pieds, entre les plis de la peau, près de la bouche et les yeux.

Les vers intestinaux sont des parasites de différentes tailles. Dans l’imaginaire collectif ils sont l’apanage des pays pauvres, le résultat d’une mauvaise hygiène personnelle et des mauvaises conditions économiques, mais en réalité, ces infections se retrouvent aussi en Europe, même si de façon limitée ; il suffit de penser à l’oxyure ou «vers des enfants», qui affecte une partie de la population enfantine. Les précautions sont bien connus: lavez vos mains et celles de vos enfants, empêchez-les de mettre des objets sales dans la bouche, désinfectez fruits et légumes avec un antiseptique, ne buvez que de l’eau bouillie même pour vous brosser les dents et faire des cubes de glace, en un mot, faites attention à ce que vous faites entrer dans le corps. Ces précautions permettent de se défendre aussi contre d’autres parasites intestinaux, tels que les amibes, qui ne sont pas des vers, mais des protozoaires. Les larves du ver Ankylostome Duodénum pénètrent à travers la peau (surtout mains et pieds) en contact avec le sol contaminé par les matières fécales des animaux infectés, donc encore une fois, évitez de marcher pieds nus, et si l’enfant “rampe ” lavez le sol tous les jours avec des désinfectants. Vérifiez toujours vos selles et les siennes, et, finalement, dans les situations à risque, suivez une thérapie préventive, selon l’avis du médecin.

D’autres animaux indésirables, mais beaucoup moins dangereux sont les rats, les cafards et les fourmis, contre lesquels on n’a pas besoin d’utiliser de médicaments, mais uniquement beaucoup d’hygiène et quelques petites «astuces» : remplissez bien tous les interstices entre les carreaux le long des murs, sous les portes, autour des tuyaux de climatiseurs et des toilettes, placez des pièges dans la cuisine, hors de portée des enfants, si vous n’avez pas d’animaux domestiques saupoudrez de la poudre ou de l’insecticide, si vous habitez dans une maison nettoyez la fosse biologique, les puits noirs ou autres, ne laissez pas de la nourriture ou des ordures à découvert, et dans les cas de prolifération graves, ou si vous craignez la nuit, en plus des moustiquaires vous pouvez entourer les jambes des lits avec des bandes de papier tue-mouches recto-verso, de sorte que les insectes restent bloqués et dans l’impossibilité de monter. Mais ce truc est vraiment le dernier recours, vous verrez qu’il n’y aura pas besoin de l’employer si ce n’est pour des raisons purement psychologiques.
Eh bien, le tableau présenté jusqu’à présent n’est pas très encourageant, et dans de nombreux pays, malheureusement, c’est la normalité, mais il ne faut pas avoir peur: des connaissances de base et un peu d’expérience vous permettront de profiter pleinement de votre séjour dans les pays «difficiles» mais vraiment fascinants , et bientôt tout deviendra une routine quotidienne ; laissez-vous le dire par quelqu’un qui a trente ans de pratique d’arts martiaux, ne JAMAIS baisser sa garde, surtout quand votre ennemi est très petit, presque invisible…

 

Gabriella
Milan, Italie
Novembre 2012

 

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