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BPD in Japan

Nous avons déjà eu le plaisir de partager l’histoire de Viktoriya, une femme russe qui par amour est partie vivre au Japon. Aujourd’hui, elle nous dévoile un des aspects les plus durs de sa vie: son fils adolescent a été diagnostiqué Trouble de la Personnalité Limite (TPL). Dans sa quête de soutien d’autres parents, elle a ouvert une page Facebook.

 

Maman, pourquoi m’as-tu mis au monde? Je ne veux pas vivre!

J’ai entendu ces mots après une visite chez un psychiatre avec mon fils. Il voulait en fait s’y rendre seul et je ne comprenais pas pourquoi. Mon enfant sentait que quelque chose n’allait pas chez lui. Et il s’agissait de Trouble de la Personnalité Limite.

Si vous vous êtes renseignés sur ce trouble, vous saurez qu’il est très souvent lié à de la maltraitance de la part des parents à un jeune âge ou un stress important durant l’enfance. Mais ce n’est pas toujours le cas.

Votre enfant est né avec son caractère, sa personnalité unique et a le droit d’être différent. Il peut être mentalement plus faible que d’autres enfants, il peut préférer jouer seul, il peut se plaindre beaucoup de petites choses…et tout cela semble aller de pair avec sa personnalité.

BPD in JapanAlors quoi de mal à ça ?

Rien de mal en fait. Nous avons tous des rêves et tous ne sont pas reliés à la réalité. Nous essayons tous de nouvelles choses et c’est bien.

Cependant quand les rêves deviennent étranges ou drôles et que votre enfant change d’avis et de loisirs si vite que vous n’arrivez plus à suivre, c’est un signal d’alarme.

Je pensais que c’était son caractère, que c’était l’adolescence. Les hormones. Jusqu’au jour où la colère et l’auto-mutilation ont pris le dessus. Jusqu’au moment où les drogues ont comblé le vide intérieur au lieu des rêves et de l’espoir. Jusqu’à ce que l’enfant demande de l’aide et consulte enfin. La ligne entre la personnalité et la maladie est très fragile.

Quand tout a commencé ?

Peut-être quand j’ai voulu faire comme ma mère et élever un être fort et indépendant qui était en fait un enfant faible et sensible. Ou quand j’étais épuisée à prendre soin de ma famille et essayer de construire une carrière. Superwoman, haha. J’ai fait de mon mieux. Et cassé mon fils.

Je ne peux me pardonner les fois où je ne mangeais ni ne dormais bien et où mon bébé était là avec moi, m’enlaçant calmement… Il essayait de me faire sourire, et essayait de me parler, mais abandonna. Maman était trop fatiguée.

Mon garçon était toujours calme.

À la maison, à l’école, il était toujours l’enfant parfait. Trop parfait pour montrer sa douleur. « Les bons enfants » ne veulent pas ennuyer leurs parents.

Nous vivons maintenant au jour le jour, essayant d’apprécier les petites choses.

Ma vie est maintenant divisée en « avant /après » et je cherche de l’aide, du soutien, d’autres personnes qui ont vécu la même chose. J’ai trouvé un groupe dans ma ville, mais pas spécifique au Trouble de la Personnalité Limite.

Bien sûr, mon fils suit un traitement et j’espère que la thérapie aidera. Nous vivons au jour le jour, essayant d’apprécier les petites choses. Un sourire sur le visage de mon fils après l’humeur dépressive, le beau temps, une tasse de thé …. tout a de l’importance.

Peu de parents acceptent l’idée du Trouble de la Personnalité Limite.

Trop de personnes le refusent et blâment le caractère de la personne concernée. Une des raisons est notre ignorance, c’est pourquoi j’ai commencé cette page Facebook « My child has BPD ». Rendez-vous sur cette page s’il vous plaît, commentez, partagez vos expériences. Ensemble nous pouvons nous entraider et être plus forts pour nos enfants.

Viktoriya Shirota,
Ibaraki, Japan,
Juillet 2019
Photo principale @Elijah O’Donnell su Unsplash
Photo das l’article @Viktoriya Shirota

 

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