Home > Cuisine > Cuisine locale: comment l’intégrer à notre cuisine d’origine
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Aleexpat réfléchit avec nous sur ce que signifie être des globetrotteuses culinaires!

 

Lorsqu’on change de pays, on rentre en contact avec de nouvelles réalités, traditions, cultures. Mais inévitablement, sauf si on veut mourir de faim, l’une des premières exigences est de manger et, par conséquent, la cuisine, la nourriture, le restaurant et la petite épicerie près de chez nous sont, par nécessité, nos premières expériences de contact avec la culture locale.

 

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Même si on n’est pas des cuisiniers parfaits, il est difficile de ne pas être affectés par les saveurs ethniques ou exotiques du pays qui nous accueille et le désir de connaître les odeurs, les couleurs et les arômes de la cuisine locale va bientôt avoir la haute main, même si, en particulier durant la première période, nous pouvons nous sentir un peu incertaines, perplexes, prises entre deux tendances contradictoires.

La première consiste à concentrer notre énergie et notre temps à expérimenter et à faire connaissance avec la cuisine locale, la seconde est la forte conviction, liée à notre ADN-made-in-Italy, que la cuisine italienne est réellement la meilleure et que pour rien au monde, nous ne pouvons l’abandonner. Avec de la patience et une dose de bonne volonté, bientôt les deux courants vont trouver le juste équilibre.

La cuisine «autre» est toujours une aventure intéressante et enrichissante, même quand nous découvrons qu’elle n’est pas forcement si éloignée de nos traditions ; il peut même arriver parfois de trouver la cuisine locale plus agréable et facile à préparer que la nôtre.

En lisant les divers sujets de cuisines dans le forum Expatclic nous sommes amenées, comme par magie, à faire un tour du monde culinaire qui ne déçoit personne.

L’imagination s’envole et bientôt nous en avons l’eau à la bouche et l’estomac qui gronde. Quel sentiment agréable de penser à grignoter une baguette croustillante encore chaude dans les rues de Paris alors que nos enfants se régalent d’une chouquette parfumée. En Suisse, il est presque impossible de ne pas être à genoux devant le chocolat, sans oublier la fondue, surtout si vous êtes grands fans du fromage.

 

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Pour rester en Europe, les Pays-Bas alternent des étals qui offrent des harengs crus aux oignons (un plat qui est digéré sur une longue durée … voir des années!) et d’autres qui vendent des Appelflappen irrésistibles, beignets aux pommes, doux comme il faut. A Berlin, on peut se laisser tenter par les bratwurtz, saucisses de porc, consommés à l’extérieur en hiver, avec de la moutarde et le nez gelé. L’Espagne et sa vie nocturne nous font rêver avec la paella, faite de nombreuses façons, de la plus traditionnelle, avec du poulet et des poivrons, aux fruits de mer, avec des crevettes et des calmars, jusqu’à la plus moderne, avec une base de fèves et des artichauts.

Les pays arabes et l’Afrique du Nord nous parlent d’épices et de saveurs aigres-douces, de « Mille et Une Nuits »: nos palais sont enchantés par les fallafels, boulettes aux pois chiches et coriandre, le shawarma, le sandwich arabe typique avec de la viande coupée directement à partir du grill, le houmous et les feuilles de vigne roulées.

 

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L’Inde nous amène des saveurs fortes, épicées et délicates en même temps, difficile de résumer cette cuisine en quelques plats. La cuisine japonaise a ses éléments de base comme le poisson et le riz : sophistiquée et raffinée, elle « s’exhibe » à la façon dont les plats sont présentés.

En Amérique du Sud, en particulier au Pérou, le ceviche est considéré comme patrimoine culturel national, car il semble remonter à des traditions vieilles de plus de deux mille ans. C’est du poisson cru, frais, mariné dans du jus de citron avec de l’oignons et du aji, le piment péruvien, la base d’un autre plat tout aussi savoureux et célèbre, l’aji de Galina.

 

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Photo Credit: ComidasPeruanas

 

Certains pays révèlent d’autres réalités: notre curiosité est alertée mais souvent, nous n’avons pas le courage de nous lancer dans la dégustation de plats très, très éloignés de nos goûts.

Le Kenya nous offre de la viande de zèbre, en Australie et au Congo il est très facile de trouver sur les menus des restaurants de la viande de crocodile (cette dernière est une viande blanche et maigre … je l’avoue, je l’ai goûtée cela ressemble à du poulet). En Australie, nous mangeons du kangourou et de l’émeu (une sorte d’autruche locale). A Stockholm, vous mangez du wapiti, et du steak d’antilope en Afrique du Sud (et comme il y a des espèces différentes, vous pouvez trouver le springbok ou le blesbok).

Mais il existe aussi des endroits pour les estomacs extrastrong: en Tanzanie, le kumbi kumbi est un plat de termites grillées au feu et mangées croquantes, en Australie la brousse est pleine de délices. Fourmis, larves et coléoptères sont considérés comme des aliments riches en protéines et plus fraiches que les aliments du supermarché. Ils peuvent être consommés crus ou cuits …avec une bonne dose de courage !

Dans tout ce méli-mélo de traditions culinaires se dresse forte et fière notre merveilleuse cuisine italienne. La cuisine italienne est mondialement reconnue, je pense que vous pouvez la trouver même dans les coins les plus reculés de la planète. Bien sûr, nous la voyons souvent maltraitée : les spaghettis à la sauce tomate sont des spaghettis « lavés » et assaisonnés avec du ketchup (quelle horreur !) à la pizza ils ajoutent de tout, pour les palais les plus improbables (de l’ananas pour l’appeler tropicale hawaïenne, aux fraises, au poulet au pesto!). On a même du mal à reconnaître notre grande lasa-G-na. Si maltraitée, surtout si elle est accompagnée à la place d’un bon vin, d’un cappuccino!

 

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Halte, nous voilà à raconter des horreurs, à défendre notre cuisine locale, à empêcher de la brutaliser. Parce que notre cuisine se base sur des ingrédients simples mais de qualité, dans le respect des traditions locales, les traditions qui nous permettent de voyager du nord au sud, et qui se traduisent dans une multitude de plats et de saveurs.

Pour cette raison et bien d’autres, la nostalgie, le désir de se sentir à la maison, les besoins de nos enfants (et de nos maris, exigeants et parfois un peu pointilleux), beaucoup d’entre nous font face à la cuisine locale avec beaucoup de patience et se lancent à la recherche minutieuse des magasins, du supermarché, du stand, particuliers, qui oui, comme par magie nous permettra de réaliser nos habituelles pâtes, nos sauces, nos viandes ou simplement réduire la distance entre les locaux et nos habitudes.

Un sujet amusant lancé il y a un moment sur notre forum italien demandait quel était le type d’article qui manque le plus aux italiens dans leur cuisine locale, celui qu’on est prêtes à mettre dans une valise même s’il faut faire des kilomètres et de nombreuses heures d’avion, en défiant les contrôles les plus stricts et en passant la douane avec nonchalance.

 

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Le résultat ne laisse aucun doute: le Parmigiano Reggiano est le vainqueur incontesté. Sans lui, il semble que notre nourriture est insipide! En compétition avec le parmesan sont le stracchino, dont les imitations nous laissent sans voix, l’huile d’olive et le prosecco.

Mais il nous manque aussi: le café (de cette marque là !), les Baci Perugina, les bouillons et la levure pour les gâteaux, le pesto au basilic et la mozzarella de Pra, avec la burrata. Et les emboutis, qui, selon des nombreuses statistiques nationales, sont les produits le plus exportés à l’étranger, mais qui malheureusement trop souvent, arrivés à destination, ne sont plus frais, et nous obligent à mettre la main au portemonnaie pour satisfaire l’un de nos péchés de gorge!

Mais pour notre table, nous sommes prêtes à ça et bien plus.

 

Alessandra Giacchi (Aleexpat)
Perth, Australia
Il y a beaucoup de temps…

 

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