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S’adapter à la culture d’un autre pays est une démarche fascinante. En mars, nous avons effectué une enquête pour connaître les attitudes, coutumes et comportements qui nous dérangent dans notre pays d’accueil. Ce fut un des thèmes les plus populaires et il a dévoilé quelques perles : à vous de lire pour les découvrir !

 

À savoir : cette enquête a été effectuée auprès des membres de notre communauté Expatclic, elle est donc limitée à leurs pays d’accueil. Le but n’est pas de décrire les coutumes locales mais de voir s’il y a des similarités entre les attitudes et les normes culturelles qui nous dérangent, que nous ne comprenons pas ou que nous avons du mal à accepter.

 

Vous ne le croirez peut-être pas mais le pays le plus critiqué est ….. l’Italie! Ces remarques ont été faites par des étrangers vivant dans le « bel paese » mais des italiens ont soutenu cette idée et l’on développée. Alors, que n’aimons-nous pas dans la culture italienne ? Tout d’abord, le manque de respect pour les règles, suivi de près par l’utilisation intempestive des téléphones portables. Parler trop fort est aussi un problème, y compris à la télévision. Une autre source de frustration vient du fait que les italiens ne respectent pas l’environnement (par exemple, ils nettoient leurs voitures en jetant les déchets par la fenêtre). Donner la priorité à la forme par rapport au contenu est un irritant de plus et, bien sûr, le machisme.

 

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Pauvre Chine, en deuxième position, qui ne fait pas mieux. En fait, c’est une habitude chinoise qui dérange le plus grand nombre de femmes expatriées: les raclements de gorge suivis de crachats au sol.

Notre communauté a du mal à accepter les rôts en public, les crachats, les doigts dans le nez et autres fonctions corporelles liées à l’environnement. Les gens sont horrifiés par les rôts bruyants (Indonésie, Pays-Bas et le Pakistan), par les personnes jetant leurs Coton-Tige n’importe où (Chine), celles parlant avec un cure-dent à la bouche et recrachant des petits morceaux de nourriture lors de dîners en société (Sénégal), reniflant ou crachant (Finlande, Pays-Bas et Pakistan), se mettant les doigts dans le nez (Congo et Kenya), se mouchant dans les mains (Indonésie et Kenya).

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Le manque de respect pour les lieux publics a aussi été mentionné : nous avons déjà mentionné les italiens jetant les déchets sur la voie publique, ceci est aussi vrai en Espagne. Certains de nos membres sont aussi exaspérés par les laotiens brûlant leurs ordures sous les fenêtres des voisins et l’usage immodéré de l’air conditionné en Indonésie et aux États Unis. Nous sommes dérangés par les gens qui parlent trop fort (Italie, Sénégal) ou par ceux qui coupent les files d’attente (Chine). Nous n’aimons pas quand les gens se tiennent trop près de nous (Chine, Portugal). Nous n’apprécions pas être bousculés dans les transports publics (Irlande), les automobilistes qui font des queues de poisson et nous obligent à ralentir (Singapour) et la lenteur des caissières au supermarché (Philippines).

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Photo credit: Christopher Ayme

Comme vous pouvez le voir, les habitudes chinoises dérangent souvent nos membres, et on pourrait penser qu’il s’agit simplement de notre propre incapacité à accepter les us et coutumes asiatiques en général, mais non! Même les très occidentaux États-unis et Australie nous crispent. Pourquoi ? Aux US, les gens dînent trop tôt, promettent des invitations sans y donner suite, et s’ils vous invitent, vous ne dînerez jamais au jardin car ils ont la phobie des insectes. De plus, ils n’aiment pas les vacances: certains américains ne prennent que 5 à 7 jours de congés en été. Les infrastructures aux US sont aussi un problème, de même que les services de santé, la bureaucratie, une brusquerie excessive et un besoin de plaire à tout prix. Et qu’est ce qui ne va pas en Australie? Les australiens portent des claquettes, même par 0° par principe. Et ils disent trop souvent « merci »  et « désolé », et sourient trop de façon artificielle : un comportement qui manque de spontanéité et pèse sur les relations sociales.

Nos Expatclicchine soulèvent aussi des problèmes moins matériels, par exemple, la difficulté d’établir des contacts et de créer des relations humaines. Nos participants n’apprécient pas la raideur des Pays Bas, où on ouvre une page du calendrier sur Google pour un évènement deux mois à l’avance, l’incapacité des irlandais à tenir une conversation sans avoir bu au moins cinq pintes et à se rendre malades tous les soirs, l’insupportable langue de bois des français qui se retrouvent dans toutes les couches de la société, l’absence d’invitations à dîner à Singapour et aux États Unis, le manque de spontanéité en Autriche, l’absence de sourires et de gentillesse dans les magasins et les rues d’Israel.

Une autre critique est le « oui » qui veut dire « non » en Indonésie, Brésil et Laos et le constant report d’événements au Sénégal et en Bolivie.

Nous nous sommes beaucoup amusées, même si la lecture de cet article nous incite à équilibrer cette liste avec une autre liste, celle des choses que nous aimons dans nos pays d’accueil. On sait que le choc des cultures n’est pas toujours une partie de plaisir, mais d’exprimer nos rejets de certaines coutumes est sûrement un bon début pour améliorer nos relations interculturelles.

 

Claudia Landini (Claudiaexpat)
Septembre 2017
Jakarta, Indonesia
Article traduit de l’anglais par Anne, en France

 

 

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